jeudi 12 décembre 2013

Jonathan Wilson au Trabendo - Pas de retour vers le futur.

Mercredi 11 décembre le Trabendo accueillait Jonathan Wilson pour la dernière date de sa tournée européenne.

18 heures 30 je me présente devant l'entrée de la salle, déjà trois grands amateurs de bonne musique habitués des salles de concert sont sur les lieux.

Le concert est sold-out.
A 19 heures 30 c'est l'ouverture des portes.
Je me place devant la scène en plein centre comme à mon habitude quand cela est possible. ici la scène est relativement basse ce qui privilégie le contact artistes/public.
En première partie un groupe de blues rock "Velvet Veins", originaire de la région parisienne.
Quatre jeunes musiciens qui ont nous délivrer un très bon set d'une demi heures au cours duquel ils interpréteront 7 titres, de très bonne facture. Courageux car de nos jours ce n'est pas vraiment la musique qui attire les foules. Composé de Theo Lawrence au chant et à la guitare, de Felix Béguin à la guitare, de Jerem Norris à la batterie et d'Olivier Viscat à la basse, il ont reçu une très bel accueil, justifié, du public.
Les morceaux au programme ce soir : "Sweet Heart", "Vaudou", "Blue", "Arizon Ghost", "Bound To pretend",Party Of Special Things To Do"et "Sick Swan"






Il est un peu moins de 21 heures lorsque Jonathan Wilson et ses quatre musiciens entrent en scène sans faire de "chichi".
Pour démarrer nous avons droit à Angel une belle reprise d'un titre de Stevie Nicks extrait de l'album Tusk de Fleetwood Mac. D'entrée le ton est donné. Pour suivre ce sera "Love Strong" tiré du second opus de Jonathan "Fanfare". Nous sommes transportés dans une autre époque, celle des grandes heures de la musique californienne, sans bien sûr oublier les évidentes influences floydiennes. Viendront ensuite "Illumination" et "Fazon", une reprise du groupe Sopwith Camel, également tirés de Fanfare avec leur long soli s'étirant et aux rythmes lancinants.
On continue avec "Dear riend" et "Raven" le premier titre extrait du premier album " Gentle Spirit".
Le public est aux anges, une atmosphère apaisée a envahi la salle.
Retour à Fanfare avec "Love To Love" les guitares acoustiques ont pris la place, suivi de "New Mexico". 
Avec "Can We Really Party Today ?",très beau titre avec ses cassures rythmiques entre couplets et refrain et "Magic Everywhere" nous replongeons dans le premier album.
Retour au dernier opus avec "Moses Pain" suivi d'une reprise de Gordon Lightfoot "The Way I feel" figurant sur "Gentle Spirit".
Le dernier titre du set sera l'incontournable et très bon titre qu'est "Valley Of The Silver Moon"
Le groupe reviendra sur scène pour nous gratifier de deux autre titres "Gentle Spirit" et "Trial of Jonathan" une reprise de Happy and Artie Traum.
Jonathan Wilson et ses excellents musiciens, Omar Velasco, aux guitares, au jeu très fluide, Jason Borger, orgue Hammond et 12 cordes, Richard Gowen, batterie et Jake Blanton, basse, tous deux formant une excellente section rythmique, nous ont ravi.Le public aurait voulu que ce moment de musique qui nous a déconnecté des modes actuelles durant deux bonnes heures se prolonge, mais même les meilleures choses ont une fin.

En ce qui me concerne soirée,  ce fut une très belle avec deux superbes prestations d'artistes sincères.





















 











mardi 19 novembre 2013

Lurrie Bell - Mezy Sur Seine - France- Concert acoustique


Après avoir hésité et bien qu'il  n'y ait plus de places en vente sur internet je décidais tout de même de me rendre à Mezy sur Seine, pour essayer d'assister à la prestation de Lurrie Bell en acoustique dans l'Eglise de cette commune.
Coup de chance alors que j'attendais l'ouverture des portes une très gentille dame m'a offert une place.
Le concert prévu pour 20 heures 30 a début avec une premiere partie assurée par les enfants d'une école locale qui ont interprété à l'harmonica, trois morceaux dont Heart Of Gold et Dirty Old Town.
L'édifice a fait le plein, une très grand partie du public étant constituée par les parents des élèves participant au spectacle.
A 21 heures Lurrie Bell et Russ Green, harmoniciste, s'installent sur leurs chaises sur l'estrade située devant l'autel.
Pendant une heure dix les deux musiciens vont nous ravir avec un très bon blues acoustique. Ils interpréteront treize titres  dont "Every Day I have The Blues", "Hoochie Coochie Man", Bright Lights, Big City", "Big Boss Man", "Messin With The Kids", "Sweet Home Chicago" et pour terminer en rappel "Got My Mojo Workin"
Au cours de cette prestation relativement courte Lurrie Bell laissera son compagnons interpréter deux titres.
Très bon guitariste, tant à la guitare électrique qu'à l'acoustique Lurrie Bell, un des grands bluesmen de Chicago nous a ravi. Malheureusement la configuration des lieux et le froid régnant dans l'église n'ont pas été le meilleur écrin pour écouter cette musique. Dommage, car le lieu est très beau et l'acoustique très bonne, mais ne gâchons pas le plaisir que nous ont donné ces deux excellents représentants de cette musique intemporelle.







dimanche 17 novembre 2013

Ayo et Mathis Haug enflamment la salle Jacques Brel dans le cadre du Festival Blues sur Seine

Hier soir dans le cadre du festival Blues sur Seine, Mathis Haug et Ayo se produisaient à la salle Jacques Brel de Mantes la Ville.

Ce concert annoncé sold-out a rassemblé un public qui venu en majeure partie assister à la prestation d'Ayo, allait également être conquis par celle du bluesman découvert à l'occasion de ce même festival, Mathis Haug.

Avec mon amie Muriel nous faisions partie de ceux venus pour voir Mathis Haug, car n'ayant pu assister à ses prestations précé-dentes sur la région parisienne.

Vers 20 heures les lumières s'éteignent avec l'arrivée sur scène de Mathis Haug, accompagné de Stephan Notari à la batterie.
Mathis compte à ce jour deux albums de très bonne facture dont le dernier en datele très bon "Distance" produit par Jean-Jacques Milteau, mélange de blues, de rock et de folk pour ne plus faire qu'une seule musique.
Au cours de cette soirée lors d'un set d'une heure les deux musiciens réjouiront l'assistance en interprétant des titres des deux albums à l'actif de Mathis avec une reprise de "Walkin on the Moon" de Police.
Mathis a l'exception du premier titre acoustique fera appel à la fée électricité qui lui permettra de faire monter l'ambiance à son summum dans une salle qu'il mettra totalement de son côté.
Les titres joués lors de ce superbe set sontéWell Get There By Dawn", "Playing My Due","Walking On The Moon", "442", "Wise advice", "Birthcake", "Paper Cup", Keep Your Eyes On The Prize", "Carnival Train","Cannibal Dance". Merci à Mathis de m'avoir communiqué cette setlist.



A l'occasion de l'entracte qui va durer presque une heure, l'écossais Dave Arcari se produira au "Comptoir" de la salle Jacques Brel, et malheureusement pas dans la grande salle, vraiment dommage, car le gaillard est très sympathique comme j'ai pu le constater en m'entretenant quelques minutes avec son manager et celui-ci avant le début du spectacle. Un loupé des organisateurs car le public est resté dans la grande salle à attendre la vedette de la soirée Ayo.

21 heures 50 les lumières s'éteignent,l'arrivée d'Ayo est annon-cée mais celle-ci va se faire attendre une bonne dizaine de minutes.
22 heures elle arrive enfin sur scène sous les acclamations d'un public conquis d'avance.


Vêtue d'une robe corolle blanche très courte, guitare  electro- acoustique en bandoulière elle est rejointe quelques instants plus tard par quatre musiciens,qui vont la soutenir excellemment tout au long de sa prestation au cours de laquelle elle interprétera des titres de ses quatre albums faisant la part belle à son dernier et excellent dernier opus "Ticket to The World".
Au cours de son set elle rendra hommage à la compagnie "Tamla Motown", et interprétera à cette occasion le célébrissime "What's going on" de l'inoubliable Marvin Gaye et reprendra le "I Wonder" immortalisé par Rodriguez.
En fin de spectacle elle quittera la scène minutes pour laisser s'exprimer ses excellents accompagnateurs, moment durant lequel le guitariste nous délivrera un superbe solo. Elle profitera de ces quelques minutes pour se genre revêtant une belle robe multicolore et reviendra ensuite par le fond de la salle pour se mêler à l’assistance avant de retourner sur la scène.
Ce show de très très bonne qualité, très agréable à écouter, il faut vraiment en convenir, aura duré 1 heure 40. Cette chanteuse, à la voix douce dégage un réel magnétisme sur son public et gagne a être vue sur les planches.










Extrait d'un concert en Pologne Juin 2013

samedi 16 novembre 2013

Birth Of Joy et Blackfeet Revolution - Du rock pur et dur

Dans le cadre du Festival Blues sur Seine le Centre d'Action Culturelle Georges Brassens à Mantes la Jolie accueillait  ce vendredi 15 novembre deux groupes de rock , les "Blackfeet Revolution" et les fameux néerlandais de "Birth Of Joy", pas spécialement un groupe de blues, mais ne faisons pas la fine bouche car cela serait vraiment dommage dans ce cas.


20 heures 30 ouverture des portes, la salle accueillant cette soirée n'est pas d'une grande capacité, 200 personnes environ, la scène est légèrement surélevée d'une cinquantaine de centimètres tout au plus, laissant les artistes au contact du public.


21 heures les deux membres de Blackfeet Revolution Fred Wissler Riccià la batterie et Benoit Portolano à la guitare.


Ils vont pendant une heure produire un rock de très bonne qualité aux compositions solides, pour le grand plaisir du public qui saura apprécier à sa juste valeur cette jeune formation très enthousiaste aux influences très américaines.




Les titres joués à l'occasion de cette soirée Charrette, Liar, Frogs on Fire, Blackfeet Boy, Mitraillette, Soothing Sound, Get Down, I'm Going Nowhere et Little Suzie.


Blackfeet Boy

Les lumières se rallument afin de permettre à la formation suivante d'installer son matériel. Ici pas de roadies ce sont les musiciens eux mêmes comme au "bon vieux temps" qui placent leur matos et là que du matériel vintage homologué, batterie Premier, orgue Philicorda avec cabine Leslie, pédale d'effet Baby Cry
.
22 heures 30, les trois furieux, il n'y a pas d'autres mots, de Birth Of Joy arrivent sur scène pour un retour dans le passé avec un rock psyché qui va déchaîner l'assistance.
Kevin Stunnenberg attaque l'intro de Teeny Bopping sur sa Stratocaster blanche, intro qui va se prolonger quelques minutes à cause d'un problème de branchement au niveau des claviers. Tout rentre rapidement dans l'ordre et pendant 1 heures 40 les trois néerlandais vont nous assener un déluge sonore, les titres vont s’enchaîner sans temps morts , de fervents supporter du groupe se lanceront dans un pogo qui durera tout le set. Après le titre d'ouverture, suivront Surfing A Gogo, The Sound, Devil's Paradise, Motel Money A Way, Fat Fish, Dead Being Alive prolongée, Three Days Road, Monster, Know Where to Run, R & R et Make Things Happen.
Quelle énergie ont déployé ses trois musiciens,Kevin Stunnenberg, guitare,  Bob Hogelnest aux drums, batteur à la frappe dure et Gertjan Gutman aux claviers.
Ici pas de frime, on joue pour donner du plaisir au public.



En conclusion une très belle soirée, du rock psyche comme en faisait plus, les oreilles m'en sifflent encore, un public ravi, que demander de plus.





vendredi 1 novembre 2013

Electric Brit à l'Olympia - Miles Kane



Mercredi 30 à l'affiche de l'Olympia,un digne représentant du rock vitaminé à l'anglaise Miles Kane, avec en première partie un nouveau talent Eugene McGuinness.
Ayant apprécié les deux disques à l'actif de Miles Kane,sous son propre nom,je ne pouvais manquer son passage à Paris,deuxième passage cette année après s'être produit courant juillet 2013 dans le cadre du festival FNAC, place de l'hôtel de ville.
J’entraînais une nouvelle fois Muriel dans mes turpitudes parisiennes.

Les portes de L'Olympia ont l'avantage de s’ouvrir assez tôt évitant  une longue attente sur le trottoir.
Nous pénétrons dans la salle vers 19 heures, celle-ci se rempli très rapidement d'un public diversifié, mais ici pas de chevelus.

20 heures les lumières s'éteignent pour laisser la place à Eugene McGuinness, irlandais d'origine mais londonien de naissance qui compte déjà trois albums à son actif mais dont le dernier en date "Invitation to the Voyage" vient de lui permettre d'accéder à une notorieté plus grande. N'oublions pas qu'il a été le guitariste rythmique de Miles Kane dans les débuts de carrière solo de celui-ci.
Entouré de quatre musiciens il va nous délivrer un set de 35 minutes de bonne qualité, handicapé toutefois par le peu de place qui lui a été réservée pour évoluer sur la scène.
Les titres joués ont été les suivants :Amazing Grace, Undercover, Harlequinade,Shotgun,Heart of Chrome, Videogame, Milkshake, Deception, Fairlight, Sugarplum et Lion. 
Il recevra un bon accueil du public.


video


Eugene McGuiness "Videogame"

20 minutes d'entracte, puis c'est au tour de Miles et de ces quatre musiciens d'entrer en scène, pour un show très électrique sans temps morts qui durera environ 1 heure 40.

D'entrée il nous assène trois titres tirés de son dernier album le trés bon "Don't Forget Who You Are", "Bombshells","You're Gonna Get It","Taking Over". Les décibels pleuvent, l'ambiance monte dans la salle beaucoup plus en bas qu'au balcon, qui n'est pas l'endroit idéal pour assister à ce type de concert qui invite à se bouger
Viendra esuite le très bon "Rearrange". Esnuite alterneront des titres tirés de ces deux albums solo, "What Condition Am I In ","Quicksand", "Better Than That" et "Kingcrawler".
Avant d'attaquer "Darkness In Our Hearts, morceau qui conclut son dernier opus, Miles sépare, d'un geste de la main, la salle en deux parties, left and right, et pour encore faire monter l'ambiance déjà à son paroxisme, demande successivement à chaque côte de crier de plus en plus fort puis les faits se réunir.
Ensuite un break ballade avec "Take The Night From Me", suivi de "My Fantaisy","Tonight" and "Give Up".
A la fin de ce morceau George Moran, le guitariste rythmique, entonne des Ouh Ouh Ouh qui annoncent une reprise stonienne, "Sympathy For The Devil" de bonne facture.
Nouvelle ballade avec "Out Of Control", suivi d'un rock and roll tiré du premier album "Inhaler"
Miles annonce le dernier titre du set "Don't Forget Who You Are", l'ambiance est au summum.
A la fin de ce titre le groupe quitte la scène sous les ovations.
Quelques minutes se passent et Miles revient seul avec une guitare électroacoustique pour nous interpreter "Colour Of The Trap". Il sera ensuite rejoint par ses quatre accompagnateurs, George Moran, guitare, Jay Sharrock, batterie, Ben Parsons, claviers et Phill Anderson, bassiste pour le dernier titre du show "Come Closer"
Miles et ses musiciens ont assuré le spectacle ; Miles est fait pour la scène,aucun doute la dessus,ces albums y sont transcendés. Le public a été conquis.



Miles Kane - Out Of Control - Olympia 30 octobre 2013

samedi 19 octobre 2013

Garland Jeffreys au New Morning - Paris

70 ans au compteur,de retour avec un nouveau disque "Truth Serum",Garland Jeffreys is still alive. Samedi 19 octobre il est au programme du New Morning pour un concert unique à ne surtout pas rater, car cette icone du rock ne s'est pas produite souvent dans la capitale, bien que venant souvent à Biarritz.
Toujours accompagné de ma fidèle comparse Mumu, nous prenons donc la direction de la rue des Petites Ecuries, pour gagner le New Morning, salle réputée pour son excellente programmation.
A 18 heures 30 nous rejoignons les quelques personnes qui font déjà la queue devant la salle.
Vers 19 heures Garland sort de la salle et vient aimablement saluer le public qui attend l'ouverture des portes. Quelques photos sont prises, le contact est immédiatement établi.
19 heures les portes s'ouvrent, nous nous installons au deuxième rang face à la scène.
La salle se remplit petit à petit d'un public relativement agé, car qui parmi la jeunesse connait Garland.

20 heures les lumières s'eteignent Garland et les Coney Island Playboys rentrent sur scène.

Immediatement le show demarre sur les chapeaux de roues, Garland est en grande forme et il va nous délivrer, accompagnés par quatre excellents musiciens un show vraiment fantastique, durant lequel il saura établir un contact chaleureux avec un public qui appréciera à sa juste valeur son excellente prestation.
A plusieurs reprises il descendra dans le public, dansera avec quelques partenaires féminines,viendra s'asseoir sur mes genoux et se laisser tomber sur Mumu.

Au cours du set il interpretera quelques titres du dernier album dont "Any Rain" et plusieurs de ses excellentes compositions parmi lesquelles, Coney Island Winter - I'm Alive - Mystery Kid - Til John Lee Hooker Calls Me - Modern Lovers - un superbe Spanish Town - We The People - Rock.
Il nous gratifiera également d'une reprise de 96 Tears.
Le show se terminera par deux classiques incontournables Hail Hail Rock'n'Roll et bien sûr Matador.
Le public a ovationné debout Garland Jeffreys et ses musiciens.

Au cours de cette soirée, presque deux heures de concert, Garland s'est donné totalement. Il a été soutenu par un excellent groupe, mention toute particulière pour le très bon guitariste Tom Roth et l'excellent batteur Tom Curiano.

Garland et ses musiciens se sont ensuite mêles à l'assistance, en toute simplicité.J'ai eu droit à la dédicace du dernier album pour mon plus grand plaisir.

Nous n'avons vraiment pas regretté cette soirée, il est rare de voir une telle proximité entre un artiste et son public. 
Vive les concerts dans les petites salles,vraiment rien à voir avec la froideur des spectacles millimétrés se déroulant dans les grandes enceintes telles Bercy ou le Zénith ou pire le Stade de France.


"Any Rain"


mardi 10 septembre 2013

Dawes, au Point Ephémère le 9 Septembre 2013

Lundi 9 septembre 2013 le Point Ephémère, salle de spectacles à la très bonne programmation,située le long du canal Saint Martin, quai de Valmy, recevait l'excellent groupe californien "Dawes" encore très peu connu sous nos cieux.
J'ai eu l'occasion de les voir le 27 février 2012 à la Flèche d'Or, malheureusement ce jour là trois des quatre membres du groupe étaient malades, victimes d'une intoxication alimentaire. Leur leader Taylor Goldsmith avait du assurer seul à la guitare, une bonne moitié du show,ce qu'il avait accompli de la plus belle manière, m'incitant à venir les revoir.

Mon amie Muriel présente lors de cette première prestation dans la capitale n'a malheureusement pas pu m'accompagner cette fois ci, retenue par ses obligations professionnelles.

Ce lundi les portes de la salle s'ouvrirent vers 20 heures 15. Bien que de petite capacité, cette salle ne fut pourtant pas entièrement remplie, environ une centaine de personnes étant présentes, ce qui est bien peu pour un groupe de cette valeur.

A 20 heures 45 se présente sur scène David Carol,invité pour assurer la première partie de cette soirée musicale.
Songwriter irlandais installé à Bordeaux, auteur de protest-songs, il va pendant 45 minutes assurer seul la première partie, armé d'une belle "Gretsch" blanche,d'un ordinateur,et d'une boite à rythme.
Sa prestation rock fut énergique,et appréciée du public. Au cours de celle-ci il rendit hommage à Woody Guthrie dont en interprétant "All you fascists are bound to lose". Il terminera sa prestation par sa dernière création "Holdin on to love".

Un quart d'heure d'entracte pour laisser la place aux Dawes, originaires de Los Angeles qui investissent la scène vers 21 heures 45.
Durant une heure trente menés par un très bon Taylor Goldsmith, excellent guitariste,ils vont nous délivrer une excellent musique aux influences telles que Crosby, Still, Nash & Young, Jackson Browne, authentiquement vintage. Les titres interprétés au cours de cette soirée seront tirés des trois albums à leur actif à ce jour.





Le titre d'ouverture "From a Window Seat" sera le premier extrait de leur dernière production "Stories don't end" paru sur le label Hub Records.Viendront ensuite "The Way You Laugh", "Most People", "Fire Away", "The Western Skyline", "Bear Witness", "From the Right Angle", "So Well", "When My Time Comes", "Coming Back To A  Man", l'excellent titre "Beneath The Surface" extrait du dernier opus, "Peace In The Valley", If I Wanted Someone", Someone Will", "A Little Bit Of Everything", l'incontournable "Time Spent In Los Angeles" et pour conclure "Hey Lover".
Le public conquis d'avance, ovationnera le groupe composé des frères Goldsmith, Taylor à la guitare et aux vocaux, Griffin à la batterie et aux vocaux, du nonchalent Wylie Gelber à la basse et de Tay Strathairn aux claviers.




samedi 7 septembre 2013

Alabama Monroe - Un chef d'oeuvre venu de Belgique

Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui je vais vous parler d'un film que j'ai vu hier, un véritable chef d'oeuvre que je vous conseille vraiment d'aller voir.
Alabama Monroe, pour son titre français, The Unbroken Circle Breakdow pour son titre original raconte l'histoire d'un amour fou entre un musicien membre d'un groupe musique blue grass et une femme spécialisée dans les tatouages.De leur union naître une fille Maybelle. Devant nus défilera tout ce que nous réserve une vie,l'amour, la mort, les désillusions,l'amitié.
Tout cela est filme avec une grand pudeur, au plus près des acteurs extraordinaires de vérité, sans pathos ; Johan Heldenberg et Veerle Baetens,sont fabuleux.
Le réalisateur Felix Van Groenigen a construit son film de façon tout à fait remarquable alternant les époques et les émotions. La musique,superbe bande son,relie tous les personnages et les unit intensément.
Je n'avais pas vu un film d'une telle intensité depuis bien longtemps. Les critiques de presse sont unanimes, à part celles de deux "nases" dont je vous laisse deviner pour quels journaux ils écrivent, vous trouverez aisément.

jeudi 4 juillet 2013

Thorogood & The Destroyers




Mercredi 3 juillet le rock était une fois de plus à l'honneur sur Paris. Au programme The Who et l'infatigable George Thorogood et ses fameux Destroyers.C'est pour ce dernier que nous avons opté avec Mumu.
C'est au Trianon que l'ami George se produit. La salle est correctement remplie mais pas sold-out, concurrence du groupe précité oblige.

Nous nous installons au premier rang légèrement sur la droite face à la scène.

20 heures, les lumières s'éteignent apparition sur scène d'un groupe répondant au nom de "Carousel Vertigo" qui pendant une demi-heure va délivrer un musique rock-blues tendance hard,très énergique, dans le style Aerosmith. Les compositions sont bonne, les musiciens, Vincent Martinez, vocaux, guitare, Jansen Press, guitare, Jimmy Montout à la batterie, quand au bassiste je n'ai pas saisi son nom. Ce groupe est semble-t-il originaire de Paris et a a son actif une E.P. et un nouvel album Mighty. Rien de nouveau sous le soleil mais de la très bonne musique, comme on l'aime.



Carousel Vertigo "Mighty Goog Woman"


Entracte pour permettre à la vedette de la soirée de s'installer.

Les musiciens de Carousel Vertigo, enlèvent eux-mêmes leurs instruments.

Une fois la scène dégagée, un petit coup d'aspirateur pour laisser les lieux propres, pour le "maniaque" George.

21 heures précise Georges et ses quatre acolytes arrivent sur scène.

Lunettes noires et bandana pour George, tenue noire pour tout le monde.
La scène est "nickel" pas un câble apparent, pas d'ampli visibles, des éclairages derniers cris Et c'est parti pour un show endiable, très rock, qui durera une heure quarante cinq sans aucun temps mort.
George assure le spectacle, cabotinant à souhait, très bon guitariste parfaitement soutenu par un excellent groupe. Les morceaux vont s’enchaîner Rock Party, Who Do You Love (Bo Diddley), Help Me, Night Time ( The Strangeloves), I drink Alone, One Bourbon, One Scotch, One Beer ( John Lee Hooker), Cocaine Blues (Johnny Cash). Avant d'interpréter ce morceau il rendra hommage à ce grand musicien. 


Suivront Seventh Son (Willie Dixon), Haircut, Bad tO The Bone, son grand classique, Move It On Over (Hank Williams), Tail Dragger (Willie Dixon), You Talk Too Much (Joe Jones), Madison Blues (Elmore james) 

Il n'y aura pas de rappel, mais quel spectacle. Le bonhomme vaut le déplacement à lui tout seul.
N'oublions pas ses fameux Destroyers, à la basse, Bill Blough, au saxesophone, Buddy Leach, à la guitare,Jim Suhler, et aux fûts  Jeff Simon.



Who Do You Love -

mardi 2 juillet 2013

Days Off - Lambchop & Band of Horses



Lundi 1er juillet débutaient à Paris, Cité de la Musique, les Days Off. Le programme  est cette année très éclectique et des plus alléchants, Chilly Gonzales, Patrick Watson, Beck, James Blake, Rover, Yael Naïm, Lou Doillon... En soirée d'ouverture une très belle affiche nous était proposée Lambchop et Band Of Horses.
Ayant réussi à obtenir une des dernières places disponibles je me rendais dans le quartier de la Villette qui est devient un des lieux incontournables pour écouter de la bonne musique à Paris.
Malheureusement mon amie Muriel, n'a pu se libérer de ses obligations professionnelles à son grand regret, car elle adore ces deux groupes, c'est donc seul que j'assistais  à cette  soirée musicale.
A 19 heures 30 les portes de la très belle salle de la Cité de la Musique s'ouvrent. Comme à mon habitude étant arrivé j'ai pu avoir une place assise située au premier rang, face au centre de la scène, en deux mots la place idéale. La salle d'une contenance de 850 places était complète.

A 20 heures précise les six  membres du groupe  Lambchop investissent la scène. Emmenés par leur leader charimastique Kurt Wagner, ils vont nous délivrer un très bon set d'une heure dix. Originaire de Nashville Kurt Wagner, c'est lui Lambchop, est un homme à part, sa musique toute en retenue, est raffinée au croisement de plusieurs influences. Ici pas d’esbroufe, pas de jeu de scène, les musiciens jouent assis. 
La voix grave et profonde de Kurt Wagner nous envoûte immédiatement. La prestation fera la part belle au dernier disque "Mr.M" dont je vous recommande l'écoute.
La setlist de ce concert intimiste, tout en finesse, a été la suivante : "If Not I'll just die - The Good life is wasted - Mr.Met - Gone tomorrow", quatre premiers titres tirés du dernier opus. Ensuite nous avons eu droit à "What else could it be" tirée de l'album Nixon puis retour au dernier album avec "Nice without mercy".
Viendront ensuite "About my Lighter" tiré de l'album de 2004, "No, You c'mon" et "Grumpass" extraite de "Miscellaneous". Un nouveau saut dans le dernier c.d. avec "Betty's Overture". Le groupe interpretera ensuite "Your fucking sunny day" tiré de "Thriller", pas celui de Mickael Jackson, mais le sien, "Up with the People"
deuxième titre provenant de "Nixon". Le dernier titre de la soirée sera "Interupted" issu de " What Another Man Spills"
Il n'y aura pas "d'encore".
Nous avons assiste en ouverture de cette soirée à une heure dix de très belle musique", dans un lieu se prêtant parfaitement à l'écoute des très belles compositions de Kurt Wagner. Les conditions idéales étaient aau rendez-vous pour profiter de la musique de cet artiste unique, accompagné magistralement par d'excellents bons musiciens



Une demi heure d'entracte permettra au groupe suivant  "Band of Horses"de s'installer.
Ce soir spécialement pour Paris, le set sera acoustique.
Les lumières s'éteignent.
Trois des membres du groupe entrent en scène, Benjamin Bridwell (chant - guitares), Ryan Monroe (piano - guitare - chant) et Tyler Ramsey (guitare). Ryan Monroe s'installe au piano, un vieux piano droit, entouré des deux autres musiciens ; tous trois nous interprètent pour commencer ce set  "Neighbor".

A la fin de ce titre ils seront rejoints par les deux autres membres du groupe, Bill Reynolds à la contrebasse et Creighton Barrett à la batterie.

Au fil des morceaux interprétés la configuration du groupe variera. Le show d'une durée d'environ 70 minutes sera très bon, peut être un peut court, et très agréable à l'écoute.

Les arrangements acoustiques des chansons interprétées sonneront très bien et le public appréciera à sa juste valeur la prestation de ce groupe originaire de Seattle.

Les titres interprétés au cours de cette soirée seront les suivants : Factory, un de leurs grands titres, Marry Song, Wicked Gil, St. Augustine, Evening Kitchen, No One's Gonna Love You, Everything's Gonna Be Undone, Slow Cruel Hands of Time, Weed Party, Older, Long Vows, Detlef Schrempf, The Funeral, The General Specific. 
En rappel deux titres "For Annabelle" et "Is There a Ghost".
Le groupe sera très chaudement ovationné pour sa très bonne prestation.



jeudi 20 juin 2013

A découvrir absolument John Fullbright

Voici un disque passé inaperçu dans nos contrées, mais merci à Rolling Stone de l'avoir chroniqué, "From The Ground Up" de John Fullbright.
Un très grand songwriter à découvrir absolument, ce premier opus est vraiment fabuleux, rien à jeter.
Doté d'une voix superbe, les arrangements sont à la hauteur des compositions. Classé dans la catégorie "americana" il ne s'y limite pas , car tous les titres de ce disque sont différents par le son qui s'en dégage.
Ecoutez "Jericho" et vous succomberez au charme de ce disque, immédiatement. Il tourne sur ma platine en continu, chaque écoute apporte quelque chose de nouveau, cela ne m''était pas arrivé depuis bien longtemps.
Originaire de l'Oklahoma, de la même ville que Woody Guthrie, une de ses idoles bien sûr avec Tom Waits.
Une tournée est programmée dans quelques pays européens, Grande Bretagne, Hollande, Irlande, mais rien chez nous, dommage.




samedi 8 juin 2013

La bamba good lovin' La Bamba Los Lobos Bercy Paris 06 06 2013




Heart of Gold Neil Young Bercy Paris 06 06 2013




Neil Young & Crazy Horse - Un déluge électrique




Paris 6 juin, il fait très chaud sur la capitale.
Au programme de la soirée au Palais Omnisport de Bercy, Neil Young & Crazy Horse. Du très sérieux. Ce mois de juin est d'ailleurs très chargé pour les amateurs de musique, les plus grands sont pratiquement tous au rendez-vous.
Mumu, fan absolue de Neil et moi même nous devions d'être là.
Nous pénétrons dans l'enceinte vers 18 heures 15, passage à la boutique, achat d'un T-Shirt pour Mumu et du dernier et excellent c.d.
Nous gagnons nos places gradins O, rang 3, sièges 40 et 41. Nous sommes placés sur la gauche de la scène en faisant face à celle-ci.
La salle se remplit petit à petit d'un public très diversifié.
19 heures 45, les lumières s'éteignent et le présentateur annonce l'arivée de "Los Lobos".
Une très bonne surprise car je n'avais pas pris soin de regarder qui ouvrait la soirée.
Groupe Californien que j'apprécie les six musiciens du groupe, composé de David Hidalgo (vocaux, guitare, accordéon), Cesar Rosas (vocaux, guitare), Louie Perez (guitare), Conrad Lozano (basse), Steve Berlin (claviers et saxophone) et de Enrique "Bugs" Gonzales (batterie), Los Lobos va nous servir une très bon set de trois quart d'heure, très rythmé atlternant compositions chantées en anglais et en espagnol. Leur prestation s’achèvera sur une belle interprétation de "La Bamba".
Le groupe a pu bénéficier d'un son très correct, ce qui n'est pas toujours le cas pour les premières parties malheureusement. Voici pour ce que cela intéresse la setlist de ce set :

Down On The Riverbed
Emily
I Walk Alone
Kiko and the Lavender Moon
Ay Te Dejo en San Antonio
Let's Say Goodnight
Mas y Mas
Don't Worry Baby (w/Blues Intro)
La Bamba>
Good Lovin'>
La Bamba 

Une demi heure d'entracte . Les roadies démontent le matériel pour laisser la scène à Neil Young.
Des hommes vétus de blouses blanches s'activent en tous sens, une scénographie que pour ma part je n'apprécie pas beaucoup.
Sur scène sont posés d'énormes flight cases, au nombre de quatre, répartis de part et d'autre du kit de batterie. Deux écrans en forme de vieux téléviseurs eencadrent également celle-ci.ure de
21 heures les lumières s'éteignent de nouveau. Sur les écrans est projetée une animation illustrée par musicalement par "A Day in The Life" des Beatles. Les flight cases sont soulevés par une machinerie et laissent apparaître d'immenses amplificateurs.
Neil Young tout de noir vêtu, porteur d'un chapeau de la même couleur arrive sur scène avec les membres de Crazy Horse, Frank Sampedro (guitare), Ralph Molina (batterie) et Billy Talbot (basse) . Ils sont tous alignés, la Marseillaise retentit.
A la fin de notre hymne Neil se saisit de sa guitare favorite et démarre ce qui va s’avérer être un très, très bon show, électrique juste entrecoupé d'un intermède acoustique  au cours duquel il interprétera seul deux titres à la guitare acoustique et l'un au piano bastringue.

Le premier titre sera "Love and Only Love" de Ragged Glory (1990), suivi de Powderfinger tiré de Rust Never Sleeps (1979) La guitare est vraiment heavy, quel immense guitariste est Neil Young ! Neil dont la voix n'a pas changé, reconnaissable entre toutes.
Viendra ensuite Psychedlic Pill tiré du dernier album, du même nom paru en 2012 suivi d'un autre extrait de ce même album "Walk Like a Giant", qui se terminera de manière vraiment noisy, outro un peu longue, mais Neil Young fait ce qu'il a envie de faire, sinon ce ne serait plus Neil Young.
Ensuite nous aurons droit à "Hole In The Sky" une nouvelle chanson ne figurant à ce jour sur aucun disque,seulement interprétée au cours de cette tournée.
A l'issue de ce titre Neil prend une guitare acoustique, fixe son harmonica sur son support et nous interprète "Heart of Gold" chanson dont Mumu et moi-même ne nous lassons, titre toujours aussi beau et prenant. Superbe chanson. Un deuxième titre acoustique surprise, une reprise de "Blowin' in the Wind". N'oublions pas que Neil est un grand admirateur de Bob Dylan.
Neil Young s'installe ensuite au piano et pour un autre inédit "Singer without a Song", très belle mélodie. Au cours de celle-ci une jeune femme portant un étui de guitare, déambulera sur la scène, chorégraphie un peu inutile.
Il reprend ensuite sa guitare, ses comparses le rejoignent, retour à l’électrique pour un autre titre du dernier opus "Ramada Inn". Retour dans le passé avec Cinnamon Girl" (1970) tirée de l'album "Everybody Knows this  Nowhere".  
Un deuxième titre tiré de "Ragged Glory sera joué "Fuckin'Up", dans une version "fun". C'est loin d'être mon titre préféré. Ensuite viendra une reprise de Buffalo Springfield "Mr Soul" signée toutefois de Mister Young.
Le show se terminera sur un grand classique "Hey, Hey, My, My, (into the Black) qui clôt l'album Rust Never Sleeps.
Le groupe quittera la scène quelques minutes et viendra pour jouer un seul titre en rappel le fameux "Rockin' in the Free World".
Nous avons assisté a un spectacle d'une grande intensité, deux heures de très bonne musique qui nous a ravi. Neil Young était en grande forme, nous a montré son grand talent de guitariste et de chanteur à la voix unique.



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mercredi 5 juin 2013

Rodriguez au Zénith de Paris - 3 juin 2013

Paris, ce 3 juin a enfin droit à un ciel bleu, quoique les températures soient encore plutôt fraîches.
Aujourd'hui c'est donc le premier concert donné par Rodriguez, au Zénith de Paris. Comme beaucoup j'ai découvert cet artiste récemment par l'intermédiaire d'un blog. J'ai écouté ses deux albums "Cold Facts" et "Coming From Reality" et j'ai vu le documentaire Searching for a Sugar Man. Impossible de rester indifférent. Aller le voir en concert s'imposait.
J'ai fait partager à mon amie Mumu cette découverte, immédiatement elle a également succombé au charme des balades de Sixto Rodriguez et a accepté de m'accompagner à ce premier show parisien de cet artiste revenu sur le devant de la scène après une parenthèse d'une quarantaine d'années.

A 17 heures 30 nous sommes aux portes du Zénith, quelques personnes attendent déjà l'ouverture des portes qui se fera quelques minutes plus tard, une très bonne chose, car généralement l'attente dure longtemps avant de pénétrer en ces lieux.

Un passage rapide au merchandising, mais pas d'achat car les T-Shirt ne sont pas terribles et nous possédons déjà les cd vendus ici à prix prohibitif.
La salle se remplit petit à petit d'un public assez classique, lecteurs de Télérama pour beaucoup d'entre eux certainement, venant des beaux quartiers, attirés par le buzz fait autour de cet artiste redécouvert. 

19 heures 30 le groupe français Jil is Lucky, nous délivrera en première partie un set d'une trentaine de minutes d'un folk aux diverses influences, au cours duquel il interprétera notamment "The Wanderer" qui a servi d'illustration sonore à la publicité Kenzo. L'énergie des musiciens a été récompensée par un très bon accueil du public, ce qui est loin d’être toujours le cas.



A 20 heures 30  c'est l'arrivée de l'homme de la soirée Sixto, qui gagne le micro soutenu plus qu'accompagné par trois personnes, celui-ci éprouvant de grandes difficultés à marcher, presque aveugle à cause d'un glaucome et certainement sous l'emprise de l'alcool.
Vêtu d'un pantalon de cuir et porteur de ses éternels chapeau et lunettes noires il démarre par deux balades, l'orchestre qui l'accompagne est à la hauteur, puis vient une reprise de la Vie en rose après laquelle tout commence à se gâter. Les musiciens feront tout pour essayer de suivre et tenter de rattraper les fautes de Rodriguez, qui comme Chuck Berry a fait le choix de s'entourer lors des tournées de musiciens locaux. Encore eut-il fallu qu'il répète avec.
De plus la voix n'est plus là, il chante souvent faux et écourtera la plupart des titres.
Nous aurons droit au cours de son set qui sera très court, pas plus d'une heure quinze rappel compris, à des titres de sa composition comme "Climb Up On My Music", "Only God For Conversation", "Crucify Your Mind", "Sugarman" (incontournable), "To Whom It May Concern", "I Think of You", "I wonder" , "Inner City Blues" , plus quelques covers sans grand intérêt ," Dead End Street" de Lou Rawls, "Blue Suede Shoes",  "C'est Si Bon",  et en rappel une version à peu près correcte de "Like a Rolling Stone".

Nous avons assisté au naufrage d'un artiste, certes sincère, mais sans doute devenu une machine à cash pour son entourage, dommage, gardons en souvenirs ses deux magnifiques albums que nous avons déjà beaucoup écoutés et réécouterons.
Beaucoup quitteront le Zénith, attristés de voir cet homme vrai, s'exhiber ainsi comme un clown triste, risquant de briser le mythe qu'il est devenu depuis la sortie du film "Searching for a Sugar Man". Nous en faisions partie. Oublions vite ce spectacle affligeant.

Il semblerait que le show du lendemain se soit déroulé des conditions similaires malheureusement.