dimanche 10 septembre 2017

Metallica de retour à Bercy pour un concert dantesque

Ce dimanche 10 septembre les Californiens de Metallica se produisaient pour un deuxième soir à Paris dans le cadre de leur tournée européenne. Concert bien entendu sold-out depuis le jour de la mise en vente des billets, le groupe ne s'étant produit dans nos contrées depuis cinq ans.

Suite à un changement d'emploi du temps de dernière minute il m'était possible d'assister à ce concert et je m'y rendais donc avec mon fils qui avait une place en réserve.

Comme c'est devenu l'habitude malheureusement par la faute de quelques demeurés chaque manifestation festive maintenant se fait sous la protection bienvenue des forces de police. D'autant plus présente à cette occasion qu'aux yeux de certains la heavy music est la musique du diable.

Il est 19 heures 15 lorsque nous gagnons la fosse. La scène est montée au milieu de celle-ci permettant à l'ensemble du public présent dans l'arena de bien voir le groupe.

Bercy est plein comme un œuf sans doute pas loin  des vingt mille personnes.

Il est à peine dix-neuf heures trente lorsque les six membres de Kverlertak entrent sur scène.
Pendant une quarantaine de minutes, Erlend Hjelvik  au chant, Vidar Landa à la guitare guitare, Bjarte Lund Rolland  à la guitare, Maciek Ofstad  troisième guitare,  Marvin Nygaard  à la  basse et Kjetil Gjermundrød  à la batterie vont nous envoyer une dizaine titres hardcore ne nous laisssant aucun répit.
Les norvégiens recevront un bon accueil du public. Je ne connaissais pas cette formation mais ne suis pas un adepte de leur style.
La set list de leur passage : Apenbaring, Bruane Brenn, Mjod, 1985, Berserkr, Evig Vandrar, Ulvetid, Blodtorst, Manelyst et Kvelertak.



Il est ensuite annoncé une trentaine de minutes d'entracte pour permettre aux techniciens de Metallica de préparer la venue du groupe.

Il n'est pas tout à fait vingt et une heures lorsque le noir se fait dans la salle. Les premières notes de "The Ecstasy of Gold", célèbre titre d'Ennio Morricone, bande originale du Bon, la Brute et le Truand résonnent. Ce titre introduit depuis fort longtemps les concerts du groupe et nous plonge immédiatement dans l'ambiance.

Nos quatre hommes surgissent sur la scène sous les acclamations du public. La fosse s'agite déjà. La scène centrale est surplombée d'une multitude de cubes qui vont servir d'écran tout au long de leur prestation qui va être audio bien sûr mais très visuelle.

Pour l'entrée en matière deux titres de leur excellent dernier opus "Hardwired...To Self Destruct" paru fin 2016, " Harwired" suivi de "Atlas Rise".
Le son est excellent, le groupe envoie du lourd d'entrée d'autant plus que va suivre "Seek and Destroy" un de leurs classiques rarement abordé en début de concert.
Le public dans la fosse est déchaîné, un pogo se met en place.
Hatfield est un vrai meneur de show. Sur scène Metallica, c'est vraiment impressionnant. Lars Ulrich frappe ses fûts comme un bûcheron et Robert Trujillo finit de nous assommer pendant que Kirk Hammett dégaine ses solos impressionnants. 

A la suite de ce titre James Hatfield annonce la couleur de la soirée, des titres du dernier album et des choses plus anciennes et demande au public de se surpasser pour faire encore mieux que le vendredi.

Le groupe enchaîne avec "Through The Never" et "Fade to Black" 

Les quatre musiciens se déplacent sans arrêt sur la scène pour mieux s'offrir au public, des micros étant disposés tout autour. La batterie tourne également sur elle-même.
Et question visuel le spectacle est également au rendez-vous grâce à une cinquantaines d'écrans vidéo cubiques qui montent et descendent au dessus des musiciens dans un ballet réglé au millimètre. 

Retour au dernier opus avec deux titres, tout d'abord "Now we"re Dead", au milieu duquel les quatre musiciens vont laisser leurs instruments pour chacun se mettre à taper sur de gros cubes blancs et se lancer dans un collectif de percussions du meilleur effet, qui sera suivi de "ManUNkind".

Retour à un classique avec "For Whom The Bell Tolls" un de mes titres préférés, qui sera suivi de "Halo on Fire" tiré de leur dernier disque qui intégrera un solo de Kirk Hammett et Robert Trujillo qui rendra hommage à Cliff Burton, deuxième bassiste du groupe décédé tragiquement il y a une trentaine d'années. Moment émotion.

Metallica nous offre ensuite une reprise du groupe Diamond Head avec "Helpless".

A l'issue de se titre James Hatfield interroge l'assistance, comme dans chaque concert du groupe, pour savoir s'il y a de jeunes fans, il demandera ensuite aux anciens de se manifester et demandera ensuite si Paris veut du heavy et là nous allons être servis avec la suite. Tout d'abord avec "Fuel", puis avec "Moth Into Flame" tiré de Hardwired, morceau durant lequel un ballet lumineux de drones lucioles se mettra en place au dessus du groupe, un superbe effet innovant.
L’enchaînement de "Sad But True",  à la suite duquel la salle sera plongée dans le noir avec des bruits de guerre, annonçant"One". Durant ce titre les écrans afficheront  les portraits de soldats de la Première Guerre issus de tous les pays belligérants, un très beau moment.
Le groupe nous mettra ensuite K.O. avec une version dantesque de "Master of Puppets", repris en chœur par l'ensemble de la salle.
Le groupe à l'issue de ce titre quittera la scène quelques minutes pour revenir pour un encore de trois titres et pas des moindres.
Pour commencer ce rappel du très lourd avec "Fight Fire with Fire" extrait de "Ride The Lightning", puis deux incontournables, "Nothing Else Matters" et le superbe "Enter Sandman".

Une fois de plus Metallica nous a assommé par sa maîtrise scénique et son répertoire.
Les quatre musiciens remercieront pendant de longues minutes le public, lançant par poignées des médiators.

Metallica sans aucun doute un des meilleurs groupes sur scène qui donne à son public ce qu'il attend. Ce soir deux heures quinze sans aucun répit.




mardi 25 juillet 2017

Un superbe concert des australiens de Midnight Oil à l'Olympia

Ce mardi 25 juillet les australiens de Midnight Oil, groupe qui connut ses heures de gloire entre 1984 et 1992, auteurs à ce jour d'une dizaine d'albums, reformés en 2016 pour une tournée mondiale intitulée "The Great Circle 2017" étaient de retour dans la capitale pour une nouveau concert à l'Olympia. Ils s'étaient précédemment produits dans cette même salle pour un concert sold-out le 6 juillet.
N'ayant pu assister à leur première prestation, j'accompagnais mon amie Muriel,  grande fan du groupe.
Nous nous installons à l'orchestre à une quinzaine de mètres de la scène sur la droite de celle-ci.
L'Olympia était une nouvelle fois très bien rempli, malgré la concurrence de U2 programmé pour son premier concert au stade de France.

Il est 20 heures lorsque entre en scène le groupe The G, venu de Corse, composé de deux frères, guitare et batterie qui pendant une trentaine de minutes vont dynamiter la salle d'un rock sauvage d'inspiration anglo-saxonne.

Il est 21 heures lorsque Midnight Oil, arrive sur scène, sous les acclamations d'un public déjà conquis.
Pendant plus de deux heures Peter Garrett, chanteur charismatique, Rob Hirst à la batterie et au chant, Jim Moginie à la guitare et aux claviers, Martin Rotsey à la guitare solo, Bones Hillman à la basse, renforcé ponctuellement par Jack Howard à la trompette vont nous offrir un spectacle de haut niveau.

Pour démarrer le set "Outside World" suivi de "Only The Strong" nerveux à souhait.
"Golden Age","Brave Face", "Put Down The Weapon" et "Shakers and Movers" continuent sur la lancée. Peter Garrett, parcours la scène en tous sens, avec sa démarche robotique et ses gestes saccadés, vivant les textes des chansons. la voix est intacte.

Le son son est impeccable et les éclairages sont sobres mais efficaces.

La setlist est très différente de celle de leur premier set à Paris début juillet.

"Truganini" chanson politique, sera suivi de "Moutains of Burma", "Somebody's Trying to Tell Something";
N'oublions pas que Midnight Oil est un groupe qui s'est investi dans la préservation de la planète, Peter Garrett, ne manquera pas de nous rappeler ses convictions au cours de cette soirée.
Nous avons ensuite droit à une très belle version acoustique de "My Country" suivi de "US Forces" et Tin Legs and Tin Mines".
Redémarrage en force avec "Kosciusko". Puis "Feeding Frenzy", "In the Valley" et "Power and the Passion" avant "The Dead Heart" fantastique titre repris en chœur par toute la l'assistance.

C'est ensuite l'heure des titres planétaires qui sonne, sur laquelle l'ambiance de la salle atteindra son paroxysme. "Beds are Burning", "Blue Sky Mine", des titres incontournables attendus par tous.
"Best of Both World" concluera le set. A l'issue de ce titre, après que Peter Garrett ait remercié chaleureusement le public de l'accueil fait au groupe, les musiciens quitteront la scène.

Ils reviendront quelques minutes plus tard pour une premier encore de trois titres, "Now or Never Land", "Concrete" et "Dreamworld".

Les acclamations du public vraiment ravi de retrouver ce groupe feront revenir les musiciens pour un dernier titre "Forgotten Years" qui concluera un très beau concert donné par un groupe qui a marqué une époque et toute une génération. Ce fut vraiment une belle soirée.















La setlist 

Outside World
Only the Strong
Golden Age
Brave Faces
Put Down That Weapon
Shakers and Movers
Truganini
Mountains of Burma
Somebody's Trying to Tell Me Something
My Country
US Forces
Tin Legs and Tin Mines
Kosciusko
Feeding Frenzy
In the Valley
Power and the Passion
The Dead Heart
Beds Are Burning
Blue Sky Mine
Best of Both Worlds

Encore:
Now or Never Land
Concrete
Dreamworld

Encore 2:
Forgotten Years

mardi 11 juillet 2017

Kevin Morby, un musicien en pleine ascension, pour une belle soirée au Trabendo

    Ce mardi 12 juillet le talentueux Kevin Morby, originaire du Missouri était à l'affiche d'un concert au Trabendo.

    Je n'avais pu assister à sa prestation dans cette même salle en novembre 2016, je ne ratais pas l'occasion de le voir cette fois-ci.
    Ma fille Caroline m'accompagnait. Beaucoup de monde sur le quartier de la Villette une fois encore d'autant plus qu'au Zénith situé à quelques dizaines de mètres le groupe Z.Z. Top était à l'affiche.
    En ce qui concerne Kevin Morby le concert était complet car ce jeune artiste qui officiait auparavant dans le groupe Woods en est à son quatrième album avec City Music qui vient de sortir en juin.
    Ces quatre disques sont excellents.
    Les portes de la salle ouvrent à 19 heures, nous nous installons tout devant contre la scène, légèrement sur la droite. Le public est assez jeune autour de la trentaine.

    La première partie est assurée par Hand Habits, le projet de Meg Dufy qui n'est autre que la guitariste soliste de Kevin Morby.
    Pendant une trentaine de minutes elle va interpréter seule à la guitare électrique des titres difficiles d'accès, très introspectif, sans mélodie attirant l'attention à la première écoute. A écouter seul dans une pièce.
    Par contre elle nous a démontré tout son talent à la guitare et elle nous donnera plus tard dans la soirée de nous démontrerune nouvelle preuve au côté de Kevin Morby.

    Il est 21 heures lorsque Kevin Morby entre sur scène vétu d'un costume blanc portant sur le devant ses initiales, sur l'arrière le titre de son nouveau disque. Le pantalon et la veste sont décorés de symboles musicaux, clé de sol, clé de fa. Il est accompagné de Meg Duffy à la guitare, de Cyrus Gengras à la basse et de Nick Kinsey à la batterie, qui sont tous trois d'excellents instrumentistes.

    Le set débute par l'excellent "City Music" qui immédiatement va donner le ton de ce concert et sera suivi de "Crybaby" tiré également du dernier album comme les deux titres suivants "1234" et "Aboard my Train". Les compositions sont excellentes , Kevin Morby se démène comme un beau diable. Il est soutenu par une section rythmique vraiment excellente.
    Après ses quatre titres tirés "City Music" résonnent les premières notes de "Harlem River" qui a donné son titre au premier album solo de ce musicien.
    Nous aurons droit également à "Downtown Lights", "Beautiful Strangers", "The Ballad of Arlo Jones", "Dorothy".

    Au cours de ce concert Kevin Morby nous fera part de son grand plaisir de jouer à Paris et promettra de revenir avant la fin de l'année..

    Le public a été vraiment conquis par cet artiste, mais il l'était déjà certainement d'avance tant Kevin Morby et talentueux. Il se donne à fond sur scène, un plus.

    A peine le concert terminé il gagnera rapidement le stand merchandising et dédicacera, disques, billets de concert, tandis que les autres membres du groupe se mêleront au public autour d'un verre. Un bel état d'esprit.

    Nous avons passé une très belle soirée dans cette salle à taille humaine, dans laquelle il faisait toutefois très très chaud, tant pour les musiciens que pour le public






    vendredi 7 juillet 2017

    Les Guns'n'Roses au rendez-vous au Stade de France.

    Ce jour vendredi 7 juillet Guns 'n Roses groupe qui a tant marqué les années 1985-90 par son son look , ses excentricités et son rock sauvage était de retour à Paris au Stade de France dans le cadre de sa tournée  "Not in this Lifetime" faisant suite aux retrouvailles d'Axel Rose, Slash et Duff McKagan. 
    Impossible pour moi de manquer leur passage. Ma comparse Muriel était de la partie à cette occasion.
    Forte chaleur sur la capitale en ce jour de départ en vacances, une circulation très compliquée pour accéder au stade, encore plus compliquée aux abords, par les mesures de sécurité imposées par les risques d'attentat.
    Le concert n'est pas sold-out mais le public de tous âges est au rendez-vous, au bas mot 70 000 fans pour cet unique concert du groupe dans notre pays.

    Nous accèdons à nos places en tribune T à 19 heures 15, moment où résonnent les premières notes du groupe Biffy Clyro qui assure la première partie en Europe.
    Les trois écossais Simon Neil à la guitare et au chant, James Johnston à la basse, Ben Johnston aux drums, ont déjà sept albums au compteur dont le dernier en date est paru en 2016. Pour tourner ils sont renforcés par Mike Vennart à la guitare et Richard Ingram. 
    Pendant une trentaine de minutes ce groupe qui connait un grand succès en Grande Bretagne va délivrer un rock alternatif mélodique de  très belle facture. Ils ont bénéficié au cours de leur prestation d'une sono potable ce qui n'est pas toujours le cas pour les groupes assurant la première partie.
    Tout au long de leur prestation le chanteur ne manquera pas d'annoncer l'arrivée prochaine des Guns. Neuf titres pour cette ouverture : "Wolves of Winter", "Living Is a Problem Because Everything Dies", "Biblical", "That Golden Rule", "Black Chandelier", "Bubbles", "Animal Style", "Many of Horror, Mountains".

    Les membres du groupe recevront un bon accueil du public présent à cet instant.




    Il est 19 heurs 50 lorsque les musiciens quittent la scène pour laisser la place à l'équipe techique.

    20 heures 10 des vidéos d'armes à feu s'affichent avec de retentissants coups de feu.
    L'arrivée des Guns ne devrait pas tarder.
    20 heures 15 résonne la mélodie Looney Tunes suivie de The Equalizer. Incroyable, le spectacle démarre à l'heure. La dernière fois où j'ai eu l'occasion de les voir à Bercy, ils s'étaient présentés sur scène avec presque deux heures de retard.

    Axel Rose, Slash, Duff McKagan, membres originels du groupe, Dizzy Reed, ancien gunner également, Richard Fortus, le Ron Wood des Guns, Frank ferrer et Melissa Reese investissent la scène et démarrent avec "It's so easy", suivi de "Mr Brownstone" titre avec lequel l'on rentre dans le vif du sujet. Vient ensuite "Chinese Democracy" avant d'attaquer "Welcome to the Jungle" , titre qui va vraiment lancer le show sur sa vitesse de croisière. Axel Rose se démène comme un beau diable, la silhouette n'est plus la même, l'homme s'est empâté, le visage est botoxé, la voix est là, mais celui qui lui vole la vedette c'est Slash. Guns avec Slash c'est vraiment autre chose.
    Les titres s'enchaînent "Double Talkin' Jive","Better", "Estranged".

    Première reprise de la soirée avec "Live and Let Die" un titre des Wings, un de leur grand succès, le public exulte.
    "Rocket Queen", puis un de leurs grands morceaux "You could be mine", avant une reprise des Damned "New Rose".
    Et ça continue avec "This is Love", "Civil War" que Slash conclura avec un clin d’œil à Jimi Hendrix et son Voodoo Chile. Slash impressionne par son jeu de guitare mais n'oublions pas Richard Fortus qui est loin d'être manchot.
    Autres titres "Yesterday" puis "Coma" lors duquel Axel présentera les musiciens, avec une ovation toute particulière du public lorsqu'il introduira Slash, véritable vedette de cette soirée, surclassant Axel. L'on ne ressent pas de complicité entre les deux d'ailleurs, peut-être pour cette raison.
    Slash s'avance ensuite au devant de la scène pour une séance solo de guitare avec un hommage à Chuck Berry avec un extrait de Johnny Be Good avant de nous interpréter le thème de Godfather de Nino Rota.
    Reprise avec le groupe au complet pour un de leurs classiques, "Sweet Child o' Mine" et "My Michelle".
    Vient une reprise un peu surprenante d'un titre des Pink Floyd, "Wish you Were Here" en duo Slash/ Richard Fortus.
    Ces intermèdes permettent à Axel Rose de procéder à ses nombreux changements vestimentaires. 
    Une moment de piano avec un extrait de "Layla" introduira "November Rain" balade incontournable.
    Suivront deux reprises l'une de Soundgarden avec "Black Old Sun" et "Knocking on Heaven's Door de Dylan, version Guns bien sûr que la foule reprendra en choeur.
    Un " Night Train" d'enfer conclura le set.

    Le rappel sera des plus copieux avec pas moins de sept titres : "Sorry", "Patience", "Whole Lotta Rosie" (AC/DC cover), Axel a toujours été un fan du groupe et même son chanteur suppléant récemment, Don't Cry, une bonne version de "The Seeker" des Who, Paradise City un incontournable et pour conclure un hommage à Chris Cornell, récemment décédé "You Know My Name".
    Trois heures de show les Guns n'ont pas lésiné, quelques pétards d'artifices pour terminer en beauté, un public ravi par leur prestation qui acclamera longtemps les musiciens espérant un dernier encore.
    Nous avons assisté à un très bon concert, l'on pouvait craindre le pire, ce ne fut pas le cas. Quel plaisir de retrouver ce groupe, dernier gang de rocker, maintenant tout est policé. Ils nous ont vraiment enchantés.

    Nous retrouverons en sortant les embouteillages habituels autour du Stade de France en fin d’événement et pour corser le tout, une panne d'alimentation est survenue sur les lignes B et D du R.E.R.







    La setlist

    Looney Tunes
    The Equalizer
    (Harry Gregson-Williams song)
    It's So Easy
    Mr. Brownstone
    Chinese Democracy
    Welcome to the Jungle
    Double Talkin' Jive
    Better
    Estranged
    Live and Let Die (Wings cover)
    Rocket Queen
    You Could Be Mine
    New Rose (The Damned cover) (with "You Can't Put Your Arms… )
    This I Love
    Civil War ((with "Voodoo Child" outro)
    Yesterdays
    Coma ( with band introductions)
    Slash Guitar Solo (Incl. Johnny B. Goode)
    Speak Softly Love (Love Theme From The Godfather) (Nino Rota cover)
    Sweet Child O' Mine
    My Michelle
    Wish You Were Here (Pink Floyd cover) (Slash & Richard Fortus guitar duet)
    November Rain (with "Layla" piano exit intro… more )
    Black Hole Sun (Soundgarden cover)
    Knockin' on Heaven's Door (Bob Dylan cover)
    Nightrain
    Encore:
    Sorry
    Patience
    Whole Lotta Rosie (AC/DC cover)
    Don't Cry
    The Seeker (The Who cover)
    Paradise City
    You Know My Name (Chris Cornell song)



    Festival Days Off - Michael Kiwanuka et James Vincent McMorrow nous enchantent

    Dans le cadre du festival Days Off qui se tient depuis plusieurs années à la Villette, festival à la programmation toujours excellente, la grandiose salle Pierre Boulez à la Philharmonique accueillait deux artistes aux voix et aux styles très différents, mais deux grands chanteurs venus pour le premier James Vincent McMorrow d'Irlande, d'Angleterre pour le second.

    Ma fille Caroline guitariste émérite m'accompagnait à cette occasion. 

    Cette soirée affichait sold-out, beaucoup de monde sur la capitale en cette saison, beaucoup de concerts proposés cette année, des concerts de qualités comme celui au programme de cette soirée.

    Il est 20 heures 35 lorsque James Vincent McMorrow entre sur scène. Il va se produire seul pendant une heure s'accompagnant  à la guitare et au piano,
    Auteur à ce jour de quatre albums dont deux en moins d'un an, le dernier en date "True Care" est paru en mai 2017.
    Sa superbe voix souvent à la limite du R'n'B va nous charmer pendant toute la durée de sa prestation.


    Une demi-heure d'entracte il est vingt deux heures lorsque Steve Pringle s'installe derrière ses claviers rejoint quelques instants plus tard par Michael Kiwanuka pour une intro très floydienne amenant le premier titre Cold Little Heart. Les autres musiciens gagnent un a un leur instrument, l'excellent Michael Jablonka à la deuxième guitare, Alexander Bonfanti à la basse, Lewis Wright à la batterie et Graham Godfrey aux percussions.
    Les morceaux vont s’enchaîner sans temps mort, je vous conseille l'excellentissime dernier album en date de cet artiste "Love & Hate", parfait de bout en bout.

    Nous aurons droit à "One More Night", "Falling", "Black man in a White World", "Place I Belong", "I'n getting Ready" , "Rest", "Rule The World", "The Final Frame" et pour conclure le set "Father'Child" avec ses beaux éclairages verts, titre sur lequel Michael Kiwanuka quittera la scène le premier sous les acclamations d'un public vraiment enthousiasmé par cette superbe prestation. Les musiciens quitteront un a un la scène, les derniers à partir étant le guitariste puis le clavier.
    Michael Kiwanuka et ses musiciens reviendront pour un rappel de deux titres "Home again" et bien sur "Love & Hate".
    Ce chanteur n'en doutons pas ira très loin, sa voix, ses compositions offrant un éclectisme rare en sont le garant.

    Le public quittera cette superbe salle pour retrouver la douceur nocturne d'une très chaude journée d'été sur Paris.
    Nous avons vraiment assisté à une soirée musicale de très grande qualité dans une salle à taille humaine à l'acoustique parfaite. Vive la musique en live à prix raisonnable.


    vendredi 2 juin 2017

    Sean Rowe aux Etoiles

    Ce vendredi 2 juin veille de long week-end le new yorkais Sean Rowe était de passage à Paris, dernière date de sa tournée européenne destinée à promouvoir son dernier disque "New Lore"
    Il 'agit du cinquième opus de cet excellent songwriter malheureusement très peu connu sous nos contrées.
    Se produisant seul en s'accompagnant magistralement à la guitare c'est un artiste atypique à la voie magnifique.
    J'ai eu l'occasion de le voir en mars 2017 au Point Éphémère et sa prestation m'avait enchantée. Son dernier disque étant de très belle facture, je ne pouvais manquer son nouveau passage dans la capitale, aux Etoiles rue du Château d'Eau.
    Mon amie Muriel avait cette fois-ci pu se libérer, appréciant énormément cet artiste unique.
    Un public très restreint a assisté  à cette soirée, nous n'étions pas plus de quatre-vingt personnes, c'est vraiment peu pour un tel artiste, mais le spectacle ne s'en resentira pas.

    En première partie Florian Bertonnier du groupe Refuge, au piano, accompagné de Lou Lher au violon vont nous proposer une musique intéressante assortie d'un bon chant. Cinq titres dont le dernier composé par Lou Lher de très belle facture.

    Il est un peu plus de vingt heures trente lorsque Sean Rowe entre sur scène.
    Pendant une heure vingt il va nous enchanter par ses compositions. Sa voix est vraiment très puissante et superbe. Son jeu de guitare est bien sur à la hauteur.
    Le set sera composé de titres extraits du dernier album et de titres plus anciens dans lesquels s’inséreront des reprises des Beach Boys, Tom Waits, Richard Thompson et Johnny Cash que des grands noms.
    L'artiste se donne entièrement et le public bien que réduit lui rend l'hommage qu'il mérite.

    Nous avons assisté a belle soirée de musique. Nous ferons un passage par le merchandising pour acheter son disque qu'il dédicacera.






    dimanche 28 mai 2017

    Un grand nom du rock disparait, Gregg Allman nous a quittés

    Une nouvelle disparition la liste s'allonge de jour en jour.
    Gregg Allman nous a quitté. Fondateur avec son frère Duane des célèbres Allman Brothers, immense groupe américain il a marqué à tout jamais  ce que l'on appelle le rock sudiste mais il est allé bien au delà de cette musique
    Une légende du Rock s'est éteinte.
    Rest In Peace.



    mardi 25 avril 2017

    THE MARKUS KING BAND AU NEW MORNING - Un superbe concert

    Ce mardi 25 avril The Markus King Band était à l'affiche de la soirée au New Morning, rue des Petites Ecuries. Ayant découvert ce groupe sur FIP, un des titres de son dernier album ayant tout particulièrement retenu mon attention, j'avais pris deux places dès l'annonce de ce concert et j'avais bien fait car cette soirée a été rapidement sold-out.
    Bien entendu j’entraînais une nouvelle fois dans mes pérégrinations mon amie Muriel, jamais lassée de concerts.
    Il est un peu plus de 19 heures 30 lorsque les portes de la salle ouvrent. Nous nos positionnons sur la droite de la petite scène.

    Markus King est le guitariste compositeur en pleine ascension de la scène blues. D'ailleurs Warren Haynes, qui officie à la guitare chez les fameux Gov't Mule, après avoir également tenu le manche pendant de nombreuses années au sein des célébrissimes Allman Brothers, ne s'y est pas trompé en adoubant ce jeune prodige de 21 ans.

    Ce soirt pas de première partie. Il est 20 heures lorsque Markus King et son band composé Dean Mitchell au sax, Justin Johnson à la trompette, trombone, tambourin et vocaux, Stephen Campbell à la basse, Matt Jennings aux clavier et Jack Ryan à la batterie.

    Pendant plus de deux heures trente entrecoupées d'une pause, ils vont nous offrir une musique aux multiples influences, blues soul, funk, gospel, des compositions de Markus King, et quelques reprises bien envoyées.
    Je ne vous donnerai pas la setlist complète de cette soirée car chaque soir elle varie. Quelques titres: Self-Hatred, Thespian Espionage, Jealous Man, Ain't Nothing Wrong With That, 25 or 64 couver de Chicago.
    Les musiciens sont tous excellents, et Markus King, quelle voix et quel jeu de guitare

    Un public de connaisseurs a été totalement enchanté par la prestation donnée, un bel avenir pour cette formation se présente à elle à n'en pas douter.
    Je vous invite vraiment à découvrir leur dernier opus,intitulé Markus King Band, excellent de bout en bout.