samedi 11 novembre 2017

John Father Misty au Trianon pour un concert exceptionnel

En ce samedi pluvieux sur la capitale, quoi faire de mieux qu'assister à un concert.
Joshua Michael Tillman a.k.a. John Father Misty était de passage pour un concert unique au Trianon, l'une des plus belles salles de concerts parisienne.
Dès la mise en vente j'avais pris deux billets ne voulant pas manquer le passage de cet artiste en train de devenir un musicien américain de tout premier plan. Pour s'en convaincre il n'est qu'à écouter son dernier et magnifique album "Pure Comedy", excellent de bout en bout.
Artiste à la discographie déjà conséquente, avec un passage comme batteur chez Fleet Foxes, combo américain réputé, il a avec ce dernier album, conçu avec le support de Jonathan Wilson un des sorciers du son californien, franchi une étape qui va le conduire vers les sommets.
Mon amie Muriel qui avait pu se libérer de son travail m'accompagnait.
Nous nous installions au premier étage de la salle sur la gauche de la scène avec une très bonne vue sur celle-ci.
Le public était bien sûr au rendez vous, concert affichant complet, beaucoup d'anglo-saxons dans la salle. 

Il est 19 heures 30, la première partie une excellente chanteuse Weyes Blood à la superbe voix et  aux bonnes mélodies pop psychédélique, soft rock. La californienne entourée d'excellents musiciens va nous permettre d'attendre la tête d'affiche de la soirée dans les meilleures conditions. Son dernier album  Front Row Seat To Earth» est de très grande qualité.
La set list de son set : Diary, Used To Be, Seven Words, Be Free, A Certain Kind une reprise de Soft Machine, Generation Why et Do You Need My Love.
Elle recevra une excellent accueil mérité.





A suivre.

20 heures 35 John Father Misty entre sur scène sous les acclamations.

Pour débuter sa prestation il va nous interpréter les quatre premiers titres de son dernier opus, le magnifique et envoûtant "Pure Comedy" bien sur, puis "Total Entertainment Forever", "Things It Would Have Been Helpful to Know Befor The Revolution" et  le superbe "Ballad of The Dying Man".
Ses textes dénoncent l'hypocrisie religieuse et politique. Il y dresse un état des lieux de notre monde actuel.
Le ton est donné, la voix est puissante, chaude. Le charme opère. Les musiciens sont bien sûrs à la hauteur, aux guitares Chris Darley et David Vandervelde et John Father en personne, aux claviers Kyle Flynn et Jon Titterington, à la basse Elijah Thomson.

Le titre suivant "Nancy From Now On" sera interrompu par la faute de deux perturbateurs qui quitteront la salle. 

Le charisme et la prestance de John Tillmann ne peuvent laisser indifférent. Il semble possedé par sa musique. Il joue régulièrement avec le pied de micro qu'il balance dans tous les sens, s'agenouille, faisant preuve d'un sens théatral certain.
Le contact avec le public est des meilleurs il va à la rencontre des spectateurs des premiers rangs et dédicacera même quelques disques à la fin du show.
Nous assisterons à de grands moments avec des titres comme "Bored In the USA" et le grandiose "I love you Honeybear qui concluera le set.

En rappel trois titres, "Real Love Baby", "Holy Shit" et bien sûr  "The Ideal Husband"

Nous avons ce soir assisté à un superbe concert, les compositions de cet artiste gagnant de la force en live. Des prestations de ce niveau nous en redemandons.


La setlist

Pure Comedy
Total Entertainment Forever
Things It Would Have Been Helpful to Know Before the Revolution
Ballad of the Dying Man
Nancy From Now On
(Stopped and restarted… more )
Chateau Lobby #4 (in C for Two Virgins)
Nothing Good Ever Happens at the Goddamn Thirsty Crow
Only Son of the Ladiesman
When the God of Love Returns There'll Be Hell to Pay
A Bigger Paper Bag
When You're Smiling and Astride Me
This is Sally Hatchet
The Night Josh Tillman Came to Our Apt.
Bored in the USA
The Memo
I'm Writing a Novel
Hollywood Forever Cemetery Sings
I Love You, Honeybear

Encore:

Real Love Baby
Holy Shit
The Ideal Husband

Note: “So I’m Growing Old On Magic Mountain” était sur la setlist mais n'a pu être joué pour des contraintes horaires.






vendredi 10 novembre 2017

François et les Atlas Mountains - Un groupe vraiment original


Pour continuer sur la lancée une autre soirée musicale au programme ce soir avec ma fille et mon gendre à la salle Jacques Brel à Montigny le Bretonneux pour un concert de François and the Atlas Mountain, un groupe français emmené par François Marry qui a su créer un univers musical des plus original, ce qui de nos jours est devenu rare.


Malheureusement cette soirée n'a pas attiré beaucoup de public. D'une contenance de 290 personnes la salle ce soir n'accueillera qu'une centaine de spectateurs, c'est peu, et dommage car nous avons assisté à un concert de belle qualité avec des musiciens de talent.

En première partie vers 20 heures 15 le groupe Zéphyr, originaire des Yvelines, Versailles et Saint-Cyr l'Ecole composé de quatre musiciens, Aurélien, Johann, Thomas et Valentin, nous a proposé un set d'une vingtaine de minutes, très agréable, pop, rock avec de bonnes compositions. 

Il faudra ensuite attendre pour une trentaine de minutes pour voir arriver les quatre membres de François and The Atlas Mountains groupe à géométrie variable, composé ce soir d'Amaury Ranger à la basse et aux percussions,  de Gérard Black aux claviers et de  Jean Thévenin à la batterie.  
François Marry tout de blanc vêtu, va pendant une heure quarante cinq avec ses Atlas Mountains nous transporter dans son univers musical aux influences multiples, indie pop, afrobeat... faisant la part belle aux titres de leur dernier album "Solide Mirage" paru cette année.

Il fera se lever le public resté sagement assis jusqu'au quatrième tire "Piscine". Les trois premiers titres "Rentes écloses", "Grand dérèglement" et "Slow Love" nous ayant permis de rentrer doucement dans leur monde.
François Marry est totalement habité par sa musique et ses trois comparses sont d'excellents musiciens.
Suivent "Jamais deux pareils", "Apocalypse", très bon morceau parlant de famille et de rêves,"La fille" puis "1982 ", une année apparemment importante pour François Marry, qui nous parle d'un livre qu'il lit actuellement , un livre qui  invite à l’introspection. Les titres se succèdent nous plongeant de plus en plus dans son vertige musical.
Avec "Main", il annonce un nouveau titre, titre sans non, et nous invite à en trouver un si cela nous dit, titre  joué pour la premier fois "live".
Viendront ensuite "La vérité", tirée de l'album "Piano Ombre","Dessine", Âpres après" qui fera danser une partie de l'assistance venue se placer au pied de la scène et pour terminer le set "Talalbadro" et "Be water".
Ils reviendront pour un rappel de deux titres "Quitter la ville", une reprise de Rone et pour terminer "Les plus beaux" qui se repris en chœur par le public.
Le groupe recevra une acclamation méritée, pour un concert de très belle facture malgré un public plus que clairsemé devant lequel il s'est totalement donné.



jeudi 9 novembre 2017

Un excellent concert de Texas à l'Olympia

Ce jeudi 9 novembre le groupe Texas, originaire de Glasgow était à l'affiche de l'Olympia pour un troisième concert consécutif, annoncé sold-out comme les deux précédents.
Cette date s'incrivait dans le cadre de la tournée de ce groupe suite à la parution de leur dernier album  "Jump on Board" de très belle qualité.
J'avais pris deux places et je m'y rendais avec mon épouse. Nos places se situaient au balcon rang 11 sièges 13 et 15, face à la scène.
Il est 20 heures et quelques minutes lorsque la première partie pénètre du scène. Il s'agit d'un duo répondant au nom de Hightre, originaire de Grande-Bretagne, composé d'une chanteuse guitariste et d'un clavier. Ils vont pendant une demi-heure produire une musique  qui va nous permettre d'attendre agréablement le groupe  vedette.
Après leur prestation qui recevra un bel accueil mérité, une vingtaine de minutes d'entracte pour permettre aux roadies de finir l'installation du matériel de Texas.

Il est 21 heures 05 lorsque les six membres de Texas investissent les lieux : Ally McErlaine, à la guitare, Johnny McElhone à la basse, tous deux présents dans le groupe avec Sharleen Spiteri la chanteuse, depuis 1988, Eddie Campbell aux claviers, Tony McGovern à la guitare et aux vocaux, Michael Bannister également aux claviers et Ross McFarlane à la batterie.

Pendant deux heures le groupe amenée par sa chanteuse très en forme et meneuse du groupe va nous délivrer un excellent spectacle. La communication avec le public se passe pour le mieux, d'autant plus que l'assistance était déjà acquise au groupe avant que celui-ci se produise.
Le set a démarré avec un titre de 2013 "The conversation", tiré de l'album éponyme, suivi par des titres faisant partie des setlists habituelles, "Halo", "When we are Together" et "Tell That Girl".
Le public est ravi, Sharleen qui a fêté ses cinquante ans le 7 se donne à fond et les mélodies font le reste.
Suivent "Every Day Now" un titre de "Southside" premier album du groupe et un de ses premiers succès, "Thrill has gone", "Guitar Song" et "In our Lifettime". autre titre incontournable du groupe.
"Can't Control" sera le premier titre de la soirée extrait du dernier album avant une reprise d'un titre d'Al Green "Tired to be alone"
Sur le titre suivant "So Called Friend" Sharleen Spiteri fait monter sur scène une personne de l'assistance, une prénommée Françoise qu'elle va inviter à chanter avec elle sur ce titre. Très à l'aise celle-ci va s'en sortir pour le mieux et ce n’était pas un exercice facile.
Ce titre sera suivi du très attendu "Summer Son", certainement le plus gros hit du groupe repris en chœur par l'assistance que Sharleen tient à sa main.
"Midnight" sera le second titre au programme tiré du dernier opus.
Ensuite Sharleen restera sur scène avec seulement un guitariste et le batteur pour une version acoustique "In demand" un titre de 2013.
Pour aller à la fin du set trois tubes "I don't want a lover", "Black eyed Boy" et "Say what you want". Que du bon.

Nous aurons droit à généreux rappel de trois titres avec en premier lieu l'excellent "Lets Work it out" qui ouvre le dernier  le dernier album du groupe suivi de "Inner Smile" et pour conclure une reprise de "Suspicious Mind", morceau grandiose immortalisé par Elvis in person.

Ce soir nous avons assisté à un excellent concert du groupe Texas emmené par sa chanteuse charismatique. Ils ont ont donné au public ce qu'il attendait : passer une agréable moment dans une salle à taille humaine.


 La setlist :

The Conversation
Halo
When We Are Together
Tell That Girl
Everyday Now
Thrill Has Gone
Guitar Song
In Our Lifetime
Can't Control
Tired of Being Alone (Al Green cover)
So Called Friend
Summer Son
Midnight
In Demand (acoustic)
I Don't Want a Lover
Black Eyed Boy
Say What You Want

Encore:

Let's Work It Out
Inner Smile
Suspicious Minds ((Mark James cover)


  

jeudi 2 novembre 2017

Chris Isaak à l'Olympia pour un très bon moment

Ce jeudi 2 novembre le californien Chris Isaak était de passage à Paris dans le cadre d'une tournée ne proposant que quelques dates en Europe.
Appréciant particulièrement sa voix et ayant eu l'occasion de le voir au Grand Rex je décidais d'assister à son concert à l'Olympia entraînant une nouvelle fois dans mes pérégrinations mon amie Muriel.
A notre grand étonnement ce concert ne se jouait pas à guichet fermé, sans aucun doute le prix des places ayant fait reculer une partie des amateurs de ce genre musical "roots rock", 95 euros en 2eme catégorie ! Les tourneurs vont devoir finir par se poser des questions quant à cette inflation des prix des concerts.
Moralité après la première partie les ouvreuses feront avancer le public du balcon vers les places de première catégorie en partie non occupées pour ne pas laisser un grand vide peu encourageant pour les artistes.

Il est 20 heures lorsqu'entre en scène la première partie un groupe français Theo Lawrence and The Hearts, une formation de cinq musiciens, quatre aujourd'hui, le clavier étant absent. Groupe aux influences Creedence Clearwater Revival dont ils reprendront un titre "Lodi" dans une version assez fidèle à l'original.
Pendant une petite demi-heure ils vont nous délivrer un set agréable et de bonne qualité .

Après leur prestation une vingtaine de minutes d'entracte.

Il est 21 heures lorsque Chris Isaak et ses quatre musiciens, Kenny Dale Johnson, à la batterie, Rowland Salley à la basse, Hershel Yatovitz aux guitares eet Scott Plunkett aux claviers investissent la scène.
Vêtu d'un costume bleu électrique guitare en bandoulière Chris Isaak entame le show avec "Beautiful Homes" extrait de l'album San Francisco Day.
La voix nous ravit immédiatement de même que la mélodie.
Le second titre de la, soirée qui démarre en douceur sera "I believe" tiré de Forever blue. 
Suivra "Two Heats" un de ses grands succès.
Sur le morceau suivant " Live it up"  Chris Issak va descendre à l'orchestre à la rencontre de son public et montera ensuite au balcon où il ne s'attardera pas.
Avec "Ring of Fire de Merle Kilgore et June Carter rendu célèbre par Johnny Cash le tempo s’accélère.
Entre chaque titre Chris Isaak s'adresse au public et plaisante.
Les titres suivants 3One day","Somebody's Crying", "Blue Hotel" un incontournable attendu du public, "San Francisco Day" et "Wicked Game" que des hits.
Avec "Go Walking down there" c'est encore un titre de Forever Blue.
Pour cette deuxième partie du concert les musiciens se tiennent alignés sur le devant de la scène.
Chris Isaak va ensuite questionner le public afin de savoir s'il connait Vernon une commune paumée du Texas tout cela afin de rendre hommage à un immense chanteur originaire de ce"bled", Roy Orbison dont il va interpréter un premier titre le célébrissime "Pretty Woman" qui sera repris en choeur par l'assistance. Il jouera ensuite "Western Stars" un titre extrait de Silvertsone avant de nous proposer un second titre de Roy Orbison, le superbe "Only The Lonely".
Les titres qui nous mèneront à la fin du set, "Worked It Out Wrong","You Owe Me Some Kind of Love", "I'll Go Crazy", une reprise de James Brown et l'excellent "Down In Flames", tiré du dernier et très bon album paru en 2015 "First Come The Night". E
Ensuite deux classiques, "Speak of the Devil" et "Baby did a Bad Bad Thing". qui sera le dernier titre du set.

Ils reviendront très rapidement, Chris vêtu d'un costume à miroirs unique en son genre.
Il interprétera deux titres : " Big Wide Wonderful World" extrait de l'album Mister Luckyet "The Way Things really are" tiré du dernier opus.
Une heure trente d'un bon show, un peu court tout de même. Chris Isaak nous a permis de passer une soirée agréable, sa voix et ses chansons au charme incontestable ont ravi nos oreilles.


La setlist :

Beautiful Homes
I Believe
Two Hearts
Live It Up
Ring of Fire
One Day
Somebody's Crying
Blue Hotel
San Francisco Days
Wicked Game
Go Walking Down There
Oh, Pretty Woman
Western Stars
Only the Lonely
Worked It Out Wrong
You Owe Me Some Kind of Love
I'll Go Crazy
(James Brown cover)
Down in Flames
Speak of the Devil
Baby Did a Bad Bad Thing / Bye Bye Baby

Big Wide Wonderful World
The Way Things Really Are













vendredi 20 octobre 2017

Les Stones inaugurent avec succès la U ARENA

Ce jeudi 19 octobre les Stones étaient de retour dans la capitale pour inaugurer la nouvelle salle polyvalente, rugby et concerts, la U ARENA, d'une capacité de 40000 personnes, la plus grande salle couverte en Europe. Ouvrez le ban.
Cette venue pour trois concerts complets, se faisait dans le cadre du "No Filter Tour" débuté il y a deux mois à Hambourg.
Le dernier tour ? Peut-être, mais par certain, car avec ces lascars rien n'est jamais sûr.
Dès la mise en vente des billets, j'en avais pris deux, ma fille m'accompagnant dans les gradins en catégorie 2, mon fils ayant préféré la fosse.
A cette occasion les tourneurs n'ont pas lésiné sur les prix, 260 euros la 1ère catégorie, 165 la seconde et la fosse 90. Et malgré ces tarifs les trois concerts affichaient complets.
Nous arrivions sur place par la gare de Nanterre Préfecture, impressionnant dispositif de sécurité, abords inaccessibles en voiture et plusieurs contrôles avant de pénétrer dans l'Arena. Une habitude de nos jours lors de ces grands rassemblements.

Il est 20 heures précise lorsqu' entre en scène le groupe Cage The Elephant, les américains  du Kentucky ouvrant pour les concerts parisiens. Auteurs de quatre albums à ce jour ils vont pendant trente minutes nous délivrer un bon rock alternatif, emmenés par Matt Shultz, chanteur aux faux airs de Mick Jagger qui se donne totalement. Ils s'étaient produits la veille à l'Alhambra de Paris.



Ils ne seront malheureusement pas gâtes par l'acoustique et la sono, beaucoup d’écho et de réverbération. 
Ce groupe composé de Matt Shultz, Brad Shultz à la guitare, Jared Champion à la batterie, Daniel Tichenor à la basse, Nick Bockrath à la guitare solo et Matthan Minster aux claviers, aura fait ce qu'il fallait pour chauffer la salle et méritait mieux question son. Leur dernier album, en public, paru récemment mérite vraiment l'écoute.

Il est 21 heures et quelques minutes lorsque les lumières s'éteignent et que résonnent des Ouh Ouh annonçant l'immense morceau qu'est "Sympathy for the Devil" rarement utilisé en ouveture. Le public exulte. Les Stones investissent la scène sous les acclamations.
Les quatre écrans géants surplomblant les musiciens sont rouges vifs, les flammes de l'enfer.
Ils vont ensuite enchaîner avec deux autres standards de leur répertoire, "It's Only Rock and Roll" et "Tumbling Dice".
Après cette entrée en matière, retour aux sources de leur musique avec deux reprises "Just Your Fool" de Buddy Johnson and His Orchestra et "Ride 'Em on Down " de Jimmy Reed, toutes deux figurant sur leur dernier album "Blue and Lonesome" paru l'an passé.
Ils vont ensuite aligner leurs grands classiques avec pour commencer "Under my Thumb" un de mes titres préférés, suivi de "Let's Spend the Night Together" titre choisi par vote sur itnernet par les fans.
Avec le titre suivant "Paint It Black" dont un Keith Richard enjoué va quelque peu massacrer l'intro le groupe va tourner à plein régime. Dès la fin de ce titre le métronome Charlie Watts entame la frappe, reconnaissable dès le premier battement à contretemps de "Honky Tonk Women", tous ces titre biens sûr repris en chœur par le public.
Mick Jagger qui n'a rien perdu de sa verve, conduit les troupes avec entrain, annonçant la présence de V.I.P. dans la salle, Melenchon à gauche, Marine Le Pen à droite, préparant ainsi l'introduction des musiciens, Bernard Fowler, choriste et percussions, Sasha Allen choriste, Tim Ries, aux cuivres avec Karl Denson, Matt Clifford aux claviers, Chuck Leavell aux claviers, Darryl Jones à la basse, Ron Wood à la guitare, Charlie Watts à la batterie et Keith Richards à la guitare, tous ovationnés comme il se doit.
Après cette introduction du groupe  l'heure est venue pour Keith Richards, comme à chaque prestation des Stones, de nous proposer deux titres, ce sera "Happy" et "Slipping Away". Moment incontournable permettant à Mick de se changer et de nous revenir avec un beau tee-shirt des Stones.
Après cet intermède les hits vont se succéder, tout d'abord avec "Miss You" qui verra Mick à la guitare, un "Midnight Rambler" des plus rudes et hargneux avec les chorus de Jagger à l'harmonica, instrument qu'il maîtrise comme pas un.
Et ça continuera avec "Street Fighting Man", "Start Me Up", "Brown Sugar " et "Jumping Jack Flash". Tout ce que le public attendait.

Ils quitteront la scène et reviendront pour un rappel de deux titres, le superbe et puissant "Gimme Shelter", sans plantage, qui permettra à Sasha Allen de se mettre en avant, n'égalant toutefois pas l'ancienne choriste Lisa Fisher et bien sûr l'incontournable "Satisfaction" titre mythique qui a propulsé nos Pierres qui roulent en haut de l'affiche jusqu'à ce jour.

Malgré le poids des ans les Stones nous ont une fois de plus enchanté le public est parti ravi par ces deux heures dix de concert tonitruant. Ils seront de retour le 22 et le 25 sur cette même scène et pas de doute ils seront à nouveau à la hauteur.

La setlist de la soirée :


Sympathy for the Devil
It's Only Rock 'n' Roll (But I Like It)
Tumbling Dice
Just Your Fool (Buddy Johnson and His Orchestra cover)
Ride 'Em on Down (Jimmy Reed cover)
Under My Thumb
Let's Spend the Night Together
Paint It Black
Honky Tonk Women (followed by band introductions)
Happy (Keith Richards on lead vocals)
Slipping Away (Keith Richards on lead vocals)
Miss You
Midnight Rambler
Street Fighting Man
Start Me Up
Brown Sugar
Jumpin' Jack Flash

Encore:
Gimme Shelter

 (I Can't Get No) Satisfaction






mardi 3 octobre 2017

Encore un grand nom du rock qui disparait avec Tom Petty

Tom Petty vient de nous quitter, l'hécatombe des musiciens qui nous ont enchantés, continue malheureusement. Après Gregg Allman il y a peu c'est au tour de ce grand artiste de nous quitter brutalement. R.I.P. Tom.

Nick Cave and The Bad Seeds - Un fantastique concert au Zénith de Paris

Ce mardi 3 octobre Nick Cave et ses Bad Seeds étaient de passage dans la capitale. Deux dates au programme dans le cadre de sa tournée européenne et britannique. 
Je ne pouvais manquer d'aller le voir,ayant raté son dernier passage.Dès la mis en vente en février j'avais pris deux places ma voisine Muriel, grande fan étant de la partie.
Nous arrivons au Zénith, porte de Pantin vers 18 heures 30. La file d'attente est déjà conséquence,les fans de cet artiste hors norme  se produisant avec les Bad Seeds étant au rendez-vous puisque ce premier concert est annoncé sold-out.
19 heures ouverture des portes,nous passons les contrôles  et allons rapidement nous installer dans les gradins face à la scène légèrement sur la droite.Premier arrivé,premier servi,car le placement est libre, le prix du concert raisonnable pour Paris, 66 euros, 55 dans la fosse.
Ce soir pas de première partie, une soirée uniquement avec Nick Cave et ses Bad Seeds et c'est tant mieux.

Le dernier album de Nick Cave,son seizième à ce jour,intitulé "Skeleton Tree" est un superbe disque.Il a été composé à une époque où son fils est décédé accidentellement.

Il est 20 heures 35 lorsque les musiciens de Bad Seeds, Waren Ellis, guitare,violon,clavier,Martyn Casey,basse,Thomas Wydler,batterie,Jim Sclavunos,percussions, Conway Savage,claviers, Georges Vjestica, guitares, suivi de Nick Cave tout de noir vétu comme son habitude.

Le premier titre de cette soirée "Anthrocene,est extrait de l'album "Skeleton Tree".Pour le second titre "Jesus Alone" Nick Cave quittera le tabouret sur lequel il s’était installé pour aller à la rencontre de ses fans en bord de scène.Fans indispensables au fonctionnement de cet artiste adulé.

Il arpente la scène de côte à l'autre.

Suivent "Magneto" et "Higgs Boson Blues" un des grands moments de la soirée Nick Cave les bras en croix tel le Christ se donne totalement au public,demandant s'il entend battre son coeur.
Les titres s’enchaînent avec les excellents "From Her to Eternity" et "Tupelo",la ville natale d'Elvis.
Le titre suivant "Jubilee Street" nous entraîne dans maelstrom sonore.
Derrière les Bad Seeds assurent,ce sont tous d'excellents musiciens habitués à la débauche d'énergie de Nick Cave tant ils ont tourné ensemble.
Viennent deux titres très attendus par les fans "The ship song" et "Into my Arms" cette dernière dans une version réorchestrée.
"Girl in Amber" sera suivie de la très poignante et magnifique "I need you" écrite en hommage de son fils.Lors de ce titre il s’assièra et s'aidera du texte écrit. Il se relèvera et s'adressera au public en martelant  "I need you".
Avec "Red Right hand" et "The Mercy Seat",l'enfer est toujours au centre des préoccupations de Nick Cave,qui entraîne avec lui le public dans ces contrées de plus sombres.

Le titre suivant sera "Distant Sky" superbe balade partagée avec une chanteuse suédoise Else Torpe en projection sur l'écran de fond de scène.
Le set se conclut sur "Skeleton Tree" à la suite duquel Nick Cave et les Bad Seeds quittent la scène.

Ils reviendront pour un long rappel de trois titres.
Le premier "The Weeping Song" durant lequel il descendra de scène pour se mêler au public en extase dans les gradins de droite. Il fera ensuite monter des dizaines de spectateurs sur la scène, ceux-ci s'entassant devant les musiciens, dont la stoïcité est vraiment à toute épreuve.
Ils y resteront et se trémousseront sur le titre suivant "Stagger Lee" à la fin duquel Nick Cave leur demandera de s'asseoir.
Le dernier titre de ce fantastique concert sera "Push the Sky" durant lequel Nick Cave rejoindra le public dans les gradins de gauche, avant de nous quitter définitivement avec les Bad Seeds laissant un public sonné par son extraordinaire prestation.
Nous avons ce soir assisté à un concert vraiment intense, d'une grande qualité musique avec un Nick Cave and The Bad Seeds au somm



La setlist : 

Anthrocene
Jesus Alone
Magneto
Higgs Boson Blues
From Her to Eternity
Tupelo
Jubilee Street
The Ship Song
Into My Arms
Girl in Amber
I Need You
Red Right Hand
The Mercy Seat
Distant Sky
Skeleton Tree

Encore:
The Weeping Song
Stagger Lee
Push the Sky Away



dimanche 1 octobre 2017

SPARKS, un groupe pas comme les autres

Ce dimanche 1er octobre, Sparks, duo californien, crée en 1972, composé des frères Ron et Russel Mael était de passage dans la capitale dans le cadre d'une tournée mondiale destinée à présenter leur dernier album en date paru en septembre "Hippopotamus", 24ème à ce jour.
Groupe inclassable s'il en est, dont la créativite n'a jamais été en baisse et n'est plus à démontrer.
Organisé à la Gaité Lyrique dans le 3ème arrondissement, ce concert dernière date européenne était bien sûr complet, le groupe étant suivi par de fervents adeptes de leur musique aux facettes glam rock, pop, new wave et autres.

Ayant convaincue mon amie Muriel de m'accompagner, j'avais donc pris deux places dès la mise en vente.

Ouverture des portes à 19 heures 30. Nous nous installons devant la scène sur la droite. Pour patienter les haut parleurs diffusent des chansons italiennes, étonnant, mais pas avec Sparks.
Il est 20 heures 10 lorsque qu'entre sur scène Mister Goodnite, de son nom Tyler Parkford que nous retrouverons un peu plus tard derrière les claviers avec Sparks.

Vêtu d'un costume pied de poule des plus désuet, un bouquet de roses à la main, il enclenche une platine tourne disque sur laquelle se trouve un 33 tours qui va lui servir de bande sonore. Sur des mélodies d'une autre époque celle des Crooners, il laisse sans doute libre cours à sa passion.
Il ne nous laissera pas un souvenir impérissable c'est le moins que l'on puisse dire, gentillet est le mot qui convient.

Il faudra attendre 21 heures pour voir arriver sur scène les cinq musiciens accompagnant le duo californien, tous vêtus d'un tricot marin. à la batterie  Steven Nistor (Daniel Lanois, Sparklehorse), à la basse Zach Dawes ( Mini Mansions), à la guitare Evan Weiss (Junk) et Michael Shuman (Queens of the Stone Age, Mini Mansion) et Tyler Parkford (Mini Mansion) aux claviers.
Russel et Ron Mael les suivent dans la foulée.

Le ton du set est donné d'entrée, il sera énergique avec pour ouvrir la soirée "'What the Hell Is It This Time?' premier extrait de leur dernier album. 
Russel se démène comme un beau diable, Ron comme à son habitude est figé derrière son clavier.

Ils enchaîneront avec deux titres d'un de leurs meilleurs albums selon moi "Propaganda", "Propaganda" et "At Home, At Work, At Play".
Viennent ensuite un titre de 2008, "Good Morning" et une superbe composition disco de 1984 "When do I get my way".

Russel s'adresse ensuite à l'assistance et introduit un court titre "Problably nothing". Russel est en forme, la voix est là, Ron est toujours aussi impassible et figé derrière son clavier. Quel  contraste !

Retour au dernier opus avec "Missionary position" et "Hippotamus"qui a donné son titre à l'album. Les Sparks sont les Sparks et osent tout dans leurs textes.

C'est l'heure de "When I am with you" un de leur très grand succès.
La salle est ravie, composée d'un public de vrais fans.

Titre suivant "Dickaround" de 2006. Retour à "Hippopotamus avec "Scandinavian design" et "Edith Piaf (Said It Better Than Me)" autre excellent titre de ce même opus.

"Never Turn Your Back on Mother Earth" excellent morceau issu de "Propaganda", titre repris en son temps par Depeche Mode.

Le duo nous montre une fois de plus qu'il n'a rien perdu de sa verve avec "I wish you were fun", encore un extrait de leur dernière production, cet album ne contient que du bon, rien à jeter.

"My Baby's Taking Me Home" précède deux incontournables. 
Tout d'abord "The Number One Song in Heaven" titre sur lequel Ron quitte son clavier, enlève sa veste qu'il plie et dépose sur celui-ci et vient se placer au milieu de la scène avant de se lancer dans une danse débridée mettant la salle en délire. Suite à cet exercice il regagnera sa place et se figera à nouveau jusqu'à la fin du concert.

Les premières mesures de "This town ain't big enough for the both of us" se font entendre. Sans doute leur titre le plus célèbre qui n'a pas pris une ride, toujours aussi explosif.

Le groupe quittera la scène sous les vivats après avoir interprété "Life with the Macbeths" qui clôture "Hippopotamus"

En rappel Russel annonce un invité surprise, l'assistance évoque le nom de Catherine Ringer, mais non ce fut Leo Carrax pour "When You're a French Director" tiré également du dernier album. Le réalisateur tourne un film sur les Sparks, une confidence de Russel.

Pour terminer la soirée un titre tiré de leur collaboration avec Franz Ferdinand "Johnny Delusional" et "Amateur Hour" un autre grand titre de "Kimono My House".

Pendant de longues minutes Russel et Ron remercieront le public, émus de l'accueil qui leur aura été réservé, ne manquant pas d'évoquer leur amour pour la culture française.
Nous avons assisté à une très bonne présentation de Sparks, dynamique, joyeuse. Une très belle soirée de musique.


La setlist :

What the Hell Is It This Time?
Propaganda
At Home, At Work, At Play
Good Morning
When Do I Get to Sing "My Way"
Probably Nothing
Missionary Position
Hippopotamus
When I'm With You
Dick Around
Scandinavian Design
Edith Piaf (Said It Better Than Me)
Never Turn Your Back on Mother Earth
I Wish You Were Fun
My Baby's Taking Me Home
The Number One Song in Heaven
This Town Ain't Big Enough for Both of Us
Life with the Macbeths

Encore:
When You're a French Director (with Leos Carax)
Johnny Delusional (FFS cover)
Amateur Hour